La généalogie de
Claude Monet qui nous est proposée sur le blog de la Revue Française de Généalogie, nous fait découvrir qu'en matière de snobisme, le peintre devenu illustre a devancé nombre de ses visiteurs... Il se prétendait authentique parisien quand les généalogistes qui ont remonté les différentes lignées ne lui trouvent, passée la première génération, que des ancêtres provinciaux.
Si dans la marge de son acte de naissance, à Paris, il est bien nommé Claude, ses deux prénoms officiels sont Oscar Claude. Mais c'est sous le prénom d'Oscar qu'il figure sur les listes de recensement, à 15 ans, aux côtés de la "domestique" Célestine.
C'est aussi sous ce prénom qu'il se présente à ses premières expositions, comme je vous l'ai montré dans le post précédent et c'est bien le O de Oscar qu'on reconnait sur ses premières caricatures.
Des meules de toutes les couleurs, on en voit au Grand Palais... jusqu'à ce soir. Ces meules dont
Ariane nous parle ici avec une pointe d' humour et sans parisianisme, qui ne sont pas des meules de foin, mais des meules de blé !
Ces anecdotes ("petite histoire qui se raconte plaisamment") pour saluer à ma manière le dernier jour de l'Exposition Monet au Grand Palais. J'avais espéré m'y rendre une seconde fois. Pendant une partie de la nuit de samedi à dimanche, j'ai surveillé l'état de la circulation aux alentours des Champs Elysées... Je ne sais si l'exposition était seule responsable du trafic, mais je n'ai pas voulu me lancer vers 2 heures du matin dans de tels encombrements. A l'instant où j'écris ces lignes, je le regrette déjà.

Car je ne veux pas cracher dans la soupe, fut-elle culturelle. J'ai aimé cette exposition parce que j'aime passionnément Monet, même si je ne saurais le dire avec autant de talent qu'un critique d'art... Nous y étions nombreux, c'est vrai, il parait que c'est le peintre préféré des français. Si nous n'avons pas attendu, c'est que nous avions prévu d'y aller tôt d'une part, et un "Sésame" d'autre part. Mais dans les files d'attente que nous parcourions du regard, comme dans les salles, nous n'avons vu qu'un public admiratif, parfois maladroitement, parfois simplement, souvent venu de très loin. Nous n'avons pas vu ou si peu de "m'as-tu vu", de ceux qui se haussent du col "pour en être". Une exposition comme celle-ci, ça se mérite (par l'attente éventuelle, par un lever à l'aube) et ça se partage.
Une attente de plusieurs heures, je me souviens l'avoir vécue pour l'exposition " Whistler, Turner, Monet (déjà :))". Une presse bien supérieure à celle du Grand Palais, je l'ai connue pour la Collection Phillips, au Luxembourg. Je ne regrette ni l'une ni l'autre, pour les ors des uns, pour le Déjeuner des Canotiers de l'autre, même dans ces conditions... Comme je n'ai mes entrées nulle part, ce sont d'ailleurs les seules qu'il me soit possible de vivre, ça tombe bien ! Et Monet mérite bien que je laisse de côté, pour quelques heures, mes tendances pathologiques à la misanthropie.
Heureusement, il y a Marmottan et Giverny où j'ai pris l'habitude de me rendre au moins une fois par an. Et cette année, mes vacances de Printemps se passeront tout près des Jardins du Maître. Je crois que je vais rêver encore longtemps...
Le plein d'anecdotes : "Je n’aime, dans l’histoire, que les anecdotes, et parmi les anecdotes je préfère celles où j’imagine trouver une peinture vraie des mœurs et des caractères." Prosper Mérimée