A l'occasion d'une semaine photographique dont je vous reparlerai (avant le mois prochain, c'est promis...) mes pas m'avaient menée en Normandie, région que j'apprécie entre toutes, pour sa simplicité, son coté campagne à la mer... et son climat qui m'est particulièrement bienveillant ! C'était une opportunité rêvée pour rencontrer à nouveau, "chemin faisant", Enitram dont j'avais fait la connaissance l'été dernier lors d'une visite aux Jardins du pays d'Auge .
Lorsque nous nous sommes retrouvées devant le château de Balleroy, Martine l'a dit très justement, c'est comme si nous nous étions quittées la veille ! Nous avons donc commencé nos balades par un jardin magnifique, dans un autre esprit que celui de l'an dernier, mais tout aussi apaisant, celui de Castillon, qu'Enitram vous a présenté chez elle Comme je venais de passer une petite semaine un reflex entre les mains, j'ai voulu me "sevrer" l'espace de quelques heures, et j'ai donc laissé mon appareil photo dans la voiture. Vous dire que je ne l'ai pas regretté serait mentir ! Petit détour par l'Abbaye de Cerisy et le domaine de Martine, avec une "private joke" que je vous laisse trouver...
C'est sous le beau soleil du petit matin que nous sommes parties pour Granville, que je ne connais pas, mais dont je rêve depuis longtemps de voir le musée Dior. Je suis avec le guide idéal pour faire toutes ces découvertes, et nous commençons par... un jardin ;-) Quelques habitués profitent, comme nous, de cet espace coloré et paisible, généreusement ouvert au public ; nous y croisons des grands-parents avec leurs petits-enfants aussi bien que des artistes.
Dans l'une des étendues d'eau de ce jardin, un souvenir de rencontre... Martine avait choisi l'étang de Castillon, j'ai choisi une bulle du jardin de Dior :-) Et comme Martine vous l'a dit, je n'ai toujours pas trouvé les grenouilles !
Ensuite, repas bien mérité à La Courtine, charmante crêperie qui nous a été recommandée par les jeunes hôtesses du musée Dior, et que nous n'hésitons pas à recommander à notre tour, pour la galette aux Saint Jacques et à la fondue de poireaux, pour les crêpes de toutes sortes proposées dans un élégant décor.
Le temps est venu ensuite de rejoindre le Musée Anacréon, dans la ville haute, où se tient l'exposition "Colette - Je vais écrire encore. Il n'y a pas d'autre sort pour moi". Un titre pour une ligne de vie. Cette exposition avait déjà eu lieu l'an dernier à Auxerre, où je n'avais pas pu me rendre. C'était donc pour moi une triple joie pour une triple raison d'aller à Granville : Colette, Dior et Martine ;-)) !
Si l'on comprend bien le lien qui unit Auxerre à Colette la Bourguignonne, on sait moins ce qui pourrait la rattacher à Granville. C'est le décor de l'exposition qui nous donne la solution : Richard Anacréon, granvillois fantasque, collectionneur et non conformiste, possède à Paris une librairie "L'Originale". Il y fait la connaissance de Colette dans les années 30, et une amitié naît, qui lie ces deux êtres complexes. Elle encouragera ses élans bibliophiliques, en lui offrant nombre d'ouvrages, d'originaux, de manuscrits (en échange probable d'un ravitaillement plus substantiel, en période de guerre ou d'occupation, comme d'autres écrivains ou artistes Léautaud, Cocteau, Derain...). Le collectionneur en lui fit le reste et il se trouva dans les années 80 à la tête de l'une des plus grandes collections d'ouvrages et de documents originaux, dont un bon nombre concernant Colette. Il en fit don à cette époque à sa ville natale, Granville. Et ce sont ces trésors, comme la presque totalité des éditions originales des oeuvres de Colette, qui sont exposés là, entourés d'autres oeuvres prêtées par la bibliothèque d'Auxerre et d'autres collectionneurs.
C'est vrai, c'est une exposition où il y a beaucoup à lire, et où il est facile de se perdre, pour qui ne connait pas bien Colette. Mais la richesse des documents présentés est époustouflante. On y retrouve la Colette très entourée, d'écrivains, de peintres, d'artistes... Ce monde de l'art et du théâtre qu'elle a fréquenté très tôt et auquel elle s'est toujours sentie liée. Ci-dessous, à côté d'elle, Cocteau, en face d'elle à sa gauche, Kessel. Devant elle, Jean Marais. Et le regard admiratif de celui-ci me semble bien dirigé vers ELLE, et non pas vers Cocteau comme on pourrait s'y attendre.
Les témoignages d'affection et d'admiration ne manquent pas, Proust, Cocteau encore, Aragon... Elle croque elle-même son profil "Peindre... ? Voilà !" Et que l'amoureux des chats qui n'a pas, comme elle, appliqué l'empreinte d'une patte sur sa correspondance lui jette la première griffe ;-)
Quelques-uns de ces ouvrages exceptionnels, reliures d'artistes et manuscrits de Colette. L'exposition a lieu jusqu'au 23 septembre. Si vous avez envie de découvrir l'oeuvre autant que l'écrivain, de voir, à travers le film de Yannick Bellon, Colette cabotine et séductrice... filez à Granville...
... mais vous pouvez aussi y voler :-)) ! Pour ma part, sur le parvis du musée, j'ai photographié tout ce qui passait à portée d'objectif !
Vous l'aurez compris, ce fut un séjour amical chaleureux, enthousiasmant. De ceux qui permettent d'engranger les souvenirs et les ondes positives. Un grand merci Martine.
Ma photo de la semaine sera celle de "la bulle", pour entrer dans la ronde d'Amartia.
Lorsque nous nous sommes retrouvées devant le château de Balleroy, Martine l'a dit très justement, c'est comme si nous nous étions quittées la veille ! Nous avons donc commencé nos balades par un jardin magnifique, dans un autre esprit que celui de l'an dernier, mais tout aussi apaisant, celui de Castillon, qu'Enitram vous a présenté chez elle Comme je venais de passer une petite semaine un reflex entre les mains, j'ai voulu me "sevrer" l'espace de quelques heures, et j'ai donc laissé mon appareil photo dans la voiture. Vous dire que je ne l'ai pas regretté serait mentir ! Petit détour par l'Abbaye de Cerisy et le domaine de Martine, avec une "private joke" que je vous laisse trouver...
C'est sous le beau soleil du petit matin que nous sommes parties pour Granville, que je ne connais pas, mais dont je rêve depuis longtemps de voir le musée Dior. Je suis avec le guide idéal pour faire toutes ces découvertes, et nous commençons par... un jardin ;-) Quelques habitués profitent, comme nous, de cet espace coloré et paisible, généreusement ouvert au public ; nous y croisons des grands-parents avec leurs petits-enfants aussi bien que des artistes.
Dans l'une des étendues d'eau de ce jardin, un souvenir de rencontre... Martine avait choisi l'étang de Castillon, j'ai choisi une bulle du jardin de Dior :-) Et comme Martine vous l'a dit, je n'ai toujours pas trouvé les grenouilles !
A l'intérieur de la villa Les Rhumbs, maison d'enfance de Christian Dior, une superbe exposition "Stars en Dior" qui met magnifiquement en scène les tenues portées par Lauren, Rita, Marlène, Audrey... jusqu'à Laetitia, Marion ou Charlize... Occasion nous est donnée de revoir aussi ces icônes dans des extraits de films.
Petit retour au fond du jardin, pour profiter cette fois de la vue sur la mer.... à l'infini c'est-à-dire jusqu'aux Iles Chausey.... Pour une prochaine visite, sans nul doute !
Le temps est venu ensuite de rejoindre le Musée Anacréon, dans la ville haute, où se tient l'exposition "Colette - Je vais écrire encore. Il n'y a pas d'autre sort pour moi". Un titre pour une ligne de vie. Cette exposition avait déjà eu lieu l'an dernier à Auxerre, où je n'avais pas pu me rendre. C'était donc pour moi une triple joie pour une triple raison d'aller à Granville : Colette, Dior et Martine ;-)) !
Si l'on comprend bien le lien qui unit Auxerre à Colette la Bourguignonne, on sait moins ce qui pourrait la rattacher à Granville. C'est le décor de l'exposition qui nous donne la solution : Richard Anacréon, granvillois fantasque, collectionneur et non conformiste, possède à Paris une librairie "L'Originale". Il y fait la connaissance de Colette dans les années 30, et une amitié naît, qui lie ces deux êtres complexes. Elle encouragera ses élans bibliophiliques, en lui offrant nombre d'ouvrages, d'originaux, de manuscrits (en échange probable d'un ravitaillement plus substantiel, en période de guerre ou d'occupation, comme d'autres écrivains ou artistes Léautaud, Cocteau, Derain...). Le collectionneur en lui fit le reste et il se trouva dans les années 80 à la tête de l'une des plus grandes collections d'ouvrages et de documents originaux, dont un bon nombre concernant Colette. Il en fit don à cette époque à sa ville natale, Granville. Et ce sont ces trésors, comme la presque totalité des éditions originales des oeuvres de Colette, qui sont exposés là, entourés d'autres oeuvres prêtées par la bibliothèque d'Auxerre et d'autres collectionneurs.
C'est vrai, c'est une exposition où il y a beaucoup à lire, et où il est facile de se perdre, pour qui ne connait pas bien Colette. Mais la richesse des documents présentés est époustouflante. On y retrouve la Colette très entourée, d'écrivains, de peintres, d'artistes... Ce monde de l'art et du théâtre qu'elle a fréquenté très tôt et auquel elle s'est toujours sentie liée. Ci-dessous, à côté d'elle, Cocteau, en face d'elle à sa gauche, Kessel. Devant elle, Jean Marais. Et le regard admiratif de celui-ci me semble bien dirigé vers ELLE, et non pas vers Cocteau comme on pourrait s'y attendre.
Les témoignages d'affection et d'admiration ne manquent pas, Proust, Cocteau encore, Aragon... Elle croque elle-même son profil "Peindre... ? Voilà !" Et que l'amoureux des chats qui n'a pas, comme elle, appliqué l'empreinte d'une patte sur sa correspondance lui jette la première griffe ;-)
Colette a beaucoup écrit pour les journaux, quels qu'ils soient... Certains de ses articles, comme ci-dessous ses critiques théâtrales , seront repris sous forme d'ouvrages (La jumelle noire). Le numéro 100 de Marie Claire fut entièrement confié à Colette... les temps ont bien changé ! A sa mort, Aragon publia un très beau texte dans Les Lettres Françaises, tant d'autres encore...
Quelques-uns de ces ouvrages exceptionnels, reliures d'artistes et manuscrits de Colette. L'exposition a lieu jusqu'au 23 septembre. Si vous avez envie de découvrir l'oeuvre autant que l'écrivain, de voir, à travers le film de Yannick Bellon, Colette cabotine et séductrice... filez à Granville...
... mais vous pouvez aussi y voler :-)) ! Pour ma part, sur le parvis du musée, j'ai photographié tout ce qui passait à portée d'objectif !
Vous l'aurez compris, ce fut un séjour amical chaleureux, enthousiasmant. De ceux qui permettent d'engranger les souvenirs et les ondes positives. Un grand merci Martine.
Ma photo de la semaine sera celle de "la bulle", pour entrer dans la ronde d'Amartia.







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