Il parait qu'il pleut souvent à Bruxelles... Nous n'en avons pas eu l'expérience, puisqu'il a fait beau cette semaine-là, le soleil s'est caché seulement le dernier jour. Mais peut-être est-ce à cause de ce temps capricieux et plutôt gris que la ville et ses habitants aiment tant les couleurs ?
mercredi 3 avril 2024
Bruxelles, peintures murales - Etape 2
samedi 30 mars 2024
Bruxelles, ma belle - Etape 1
Bruxelles ma belle, premières impressions et déambulations : Quartier de l'Abbaye de la Cambre à Ixelles, les étangs d'Ixelles. Entre peintures murales très nombreuses et art nouveau/art déco, avec il me semble une prédominance art déco dans ce quartier, où chaque rue peut être une leçon d'architecture. N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les voir en plus grand, bien sûr :-) Pour le plaisir, écouter Dick Annegarn, le hollandais qui adore Bruxelles :
https://youtu.be/rYdk70VSfv8?si=2sfrSljsk-2Ki4Oq
dimanche 20 février 2022
Enfin !
ENFIN !!!
Je l’attendais depuis début janvier (voir mon article du 8 janvier) et après
quelques péripéties, j’ai pu revoir MA panthère, arrivée à mes pieds, à
Tremblay 😊
On vient de loin pour profiter des salles confortables et de la programmation de
notre cinéma Jacques Tati. Un cinéma sans popcorn heureusement, à l’accueil
sympathique et aux tarifs plus qu’amicaux : 4 €50 la séance aujourd’hui,
on est loin des tarifs parisiens prohibitifs (de 12 à 14 euros), ce qui me
permettra de poursuivre ma panthère demain et encore mardi, sans être tout à
fait déraisonnable ! Comme vous le remarquez sur les photos, là encore la
distanciation sociale est respectée. Nous étions 10 lors de cette séance. Mais
au niveau national, on peut considérer que la Panthère a déjà une belle
renommée : 600 000 entrées pour un film de cette catégorie c’est une
réussite, à n’en pas douter.
Certains autour de moi se sont étonnés, voire inquiétés, d’une telle obsession… Mais je l’ai écrit pour
conclure mon précédent article : « je ne serai jamais rassasiée
de tant de beauté ». Et je l’avoue j’étais en manque de la panthère et de
tous les autres animaux découverts auprès de Munier, Tesson et Amiguet. Et je
les ai revus aujourd’hui, avec le même émerveillement. J’en ai même dépisté certains
que je n’avais pas vus à Chelles, ni à Gagny, ni à Aulnay ! L’âne sauvage
couché sous la neige… J’avais remarqué le paysage splendide, silencieux ;
mais lui, l’âne, je ne l’avais pas vu. Ingrate que je suis ! Lui nous a
repérés et nous observe, comme presque tous les animaux que nous découvrons
grâce à Vincent Munier. Leurs regards sont étonnants d’intelligence, de
curiosité parfois, ou de cruauté aussi, comme le Manul que décrit Sylvain
Tesson : «Un chat de Pallas, otocolobus manul, surgit avec sa tête
hirsute, ses canines seringues et ses yeux jaunes corrigeant d’un éclat démoniaque
sa gentillesse de peluche. »
J’ai cru comprendre aussi que certains d’entre vous trouvent Sylvain Tesson
trop bavard😁 … En fait dans le film lui-même il parle assez peu, il blague mais
on sent l’admiration qu’il a pour Vincent Munier. En revanche on entend en voix
off, pour ponctuer ce que nous voyons, les textes qu’il a écrits (qu’on le voit
écrire d’ailleurs dans le film) et qui lui ont valu le prix Renaudot. Pour ma
part je trouve le choix des textes qu’il dit lui-même parfaitement adaptés, j’adore
son style, son lyrisme : « Jusqu’alors je butinais mes passions
désordonnées et menais le train d’une vie hâtive. Je multipliais les voyages,
sautant de l’avion pour prendre le train et glapissant de conférence en
conférence que l’homme aurait tout intérêt à cesser de s’agiter ». Ou encore : « C’étaient des totems
envoyés par-delà les âges, ils étaient lourds, puissants, silencieux,
immobiles, si peu modernes. C’étaient les vaisseaux du temps arrêté. La
préhistoire pleurait et chacune de ses larmes était un yack ». D’une
certaine manière, il me fait penser à Colette !
Et en parlant de larme…. J’avais oublié de citer celle de Vincent justement,
inoubliable. On a l’impression que des animaux le reconnaissent comme l’un des
leurs, et se montrent à lui plutôt qu’à d’autres : la panthère bien sûr,
mais les ours aussi, ou les loups, tels que le décrivent les deux hôtes tibétains,
au début du film.
Et je ne vous ai pas parlé non plus de la musique… Je n’y suis pas toujours
sensible, mais je progresse😉 ! Ici la bande-son est parfaitement
complémentaire (tout est parfaitement raccord dans ce film, qu’on se le dise )
et je l’écoute d’ailleurs en rédigeant ce commentaire : c’est Nick Cave,
avec en particulier mais pas seulement « We are not alone ».
Et joie des joies, « La
Panthère des Neiges » est sélectionnée dans 3 catégories, aux César :
Meilleur premier film, Meilleur film documentaire et Meilleur Musique. Bonne
chance à elle, bonne chance à eux !
samedi 8 janvier 2022
Une beauté à pleurer
Vincent Munier, je le connais depuis longtemps, bien avant qu’il ne soit connu du grand public. C’est l’un des meilleurs photographes animaliers du monde, n’ayons pas peur des mots. Sylvain Tesson, je l’ai découvert il y a peu. A l’occasion du livre qu’il avait fait paraitre après leur voyage au Tibet, livre opportunément titré « La panthère des neiges » qui lui valut le prix Renaudot en 2019.
Un voyage commun entre ces deux-là, quand on connait l’un et qu’on découvre l’autre,
c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin, entre le taiseux Munier et le
bavard Tesson, entre le réservé Vincent et l’extraverti Sylvain, et
probablement entre l’ascétisme de l’un et l’épicurisme de l’autre. C’est
Vincent Munier qui en eut l’idée, demandant à Sylvain Tesson de l’accompagner,
pour écrire les légendes de son futur livre de photos, autour du Tibet et de la
panthère.
Ce film je l’attendais avec d’autant plus d’impatience qu’il est peu distribué dans nos contrées reculées de la banlieue est. Et si les deux précités attendent le félin sur les hauts sommets du Tibet, de mon côté je guette « La Panthère des neiges » dans toutes les villes environnantes, souvent sans succès. Alors quel bonheur, enfin, à Chelles ! Je n’ai pas ressenti le besoin de lire les critiques cinéma, mais je me suis délectée des avis (bien plus éclairés) des spectateurs. Dans cette petite salle de quartier où nous ne sommes que cinq, la distanciation sociale est parfaitement respectée. Je suis partagée entre l’envie que ce film attire les foules et remporte le succès qu’il mérite, et le souhait que chacun le voie dans ces conditions idéales, dans un silence presque religieux., face au grand écran.
On aurait tort de se
contenter d’attendre la star annoncée. On manquerait toutes les magnifiques
images (de MARIE AMIGUET, trop peu citée à mon sens) de paysages, de vent, de
brumes, d’animaux merveilleux : yacks « préhistoriques », manul,
renard du Tibet, cette sorte de loup aux yeux bridés, troupeaux de bharal,
marmottes, âne sauvage, antilopes, rapaces, accenteurs (probablement accenteurs
de l’Himalaya), peut-être des bruants, et même des huppes fasciées ! Leur
allure, leurs regards à tous sont tout simplement fascinants.
Ce fut le moment pour Tesson de regretter (ou constater seulement) « l’incroyable indifférence avec laquelle j’ai traversé les paysages », lui, le grand voyageur. « J’ai été vu et je n’en savais rien ». Ainsi demande-t-il à Vincent Munier « Il faut avoir une bonne vie intérieure quand tu fais des affûts tout seul… ça doit mouliner sévère du ciboulot ?» Un regard étonné et lumineux lui répond : « jamais, à aucun moment. On se sent là où on doit être ». On imagine que le retour à la vie (je ne trouve pas le mot adapté : normale, réelle, civilisée … aucun ne me parait convenir) doit être un peu compliqué…
Je vous laisse découvrir la suite de « ce qui était pour moi un rêve, et pour lui un rendez-vous ». Regardez bien les photos (site internet du film : https://www.hautetcourt.com/films/la-panthere-des-neiges/ ) cherchez bien, sur chacune d’elle il y a au moins un animal ;-)
Quant à moi, après Chelles il y a deux jours et Lagny aujourd’hui, je suivrai
la trace de la panthère la semaine prochaine à Aulnay. En attendant qu’elle pose ses pattes juste en bas de chez moi, en février. Je ne serai jamais rassasiée de tant de
beauté.































