dimanche 18 janvier 2009

Les racines....


ne sont pas toujours celles qu'on croit !

Au tout début de mes recherches, il y avait un fantasme familial, qui voulait que parmi nos ancêtres, figure le très contesté et très libertin Nicolas Restif de la Bretonne.

Ma grand-mère paternelle s'appelait Rétif, et venait d'un petit village près d'Auxerre, Courgis, en plein vignoble chablisien


La campagne et les vignes autour de Courgis



Deux cents ans après la mort de Rétif, Courgis bruisse encore, avec quelque délectation il me semble, de ses frasques. Rétif, natif du très proche Sacy, est envoyé adolescent chez son frère, curé de Courgis. On dit qu'il ne résistait à aucun jupon et... qu'aucun jupon ne lui résistait ! Le fantasme familial a fait long feu, et il est certain que Rétif n'est pas l'un de mes ascendants directs (malgré "mes" très nombreux Rétif, et plusieurs mariages consanguins entre Rétif ...) . Mais on murmure que le sang de Rétif coulerait dans les veines de quelques descendants des courgisiennes qui ont croisé sa route...

Pas rancunière, la petite commune garde jalousement le souvenir de Rétif. Une souscription a été lancée pour restaurer le presbytère où Rétif passa son adolescence. Une rue lui est consacrée où trône la fontaine qui l'a vu boire... peut-être.


Le presbytère de Courgis (avant restauration)

La p'tite phrase du jour : "Au récit continu des batailles, des traités, des intrigues, à l’histoire trépidante des héros, devrait succéder l’histoire des inconnus de la terre, par qui se fait aussi l’Histoire." Fernand Braudel

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