samedi 13 août 2022

L'abbaye de Royaumont

 Quelques photos de l'Abbaye de Royaumont et de ses jardins, très calmes même un jour de mariage... Lieu serein et inspirant, au fil des saisons. On y revient sans se lasser, pour satisfaire ses yeux, ses oreilles (le silence est divin !), ses papilles (excellent "salon de thé" dans un très beau lieu). Un moment de plénitude, d'autant que des transats ont été installés un peu partout dans le parc, dont on profite avec joie.

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vendredi 20 mai 2022

Un autre coin de Normandie

 Ce fut un week-end de beauté, de nature et de rencontres chaleureuses, tout ce qu’il faut pour des moments de bonheur


Week-end normand, dans une partie de la Normandie que je connaissais peu voire pas du tout, et que j’ai dégustée, comme souvent, les yeux écarquillés, émue par tant de merveilles, qu’elles soient naturelles (la Côte d’Albâtre), domptées par les humains (les jardins) ou construites par eux (les châteaux).
A peine entrés dans le département de Seine-Maritime, nous voici déjà au Jardin Plume, le bien nommé ! Tant de délicatesse et de légèreté en un seul endroit, ce pourrait être magique… Mais c’est le résultat d’années d’un travail amoureux. Et le Jardin est digne de ce nom, même si les graminées qui le lui ont donné ne sont pas encore au rendez-vous, en cette période de l’année ! Comme tous les jardins, celui-ci mérite sans conteste d’être visité à chaque saison.








Puis nous prenons la direction du château de Mesnil-Geoffroy à Ermenouville, vu il y a quelques années sous la pluie. Cette fois sous un soleil radieux, je prends conscience que c’est le prince lui-même qui nous a donné nos billets d’entrée !







Veules-les-Roses sous le soleil de mai : on entre dans la ville par les cressonnières, accueillis par une bergeronnette des ruisseaux, par des fleurs de toutes couleurs, de toutes espèces autour de maisons magnifiques. Un chat tigré sur un muret, était-ce le même que j’avais photographié il y a quelques années, mystère….



Passage à Dieppe dans la soirée, puis direction le Manoir d’Ango le lendemain matin. Quelle merveille ce manoir ! Je suis souvent très étonnée de l’état de conservation de ces bâtiments, celui-ci date des 15e et 16e siècles (je mettrai en commentaire les liens pour en savoir plus sur tous ces lieux). Cette fois, c’est un corgi très sympa qui garde la demeure.










On nous conseille d’aller pique-niquer… près du cimetière marin de Varengéville 😉 Et en effet, quelle vue ! Même si le ciel commence à virer au gris, le conseil était excellent. Bien entendu visite de l’église Saint-Valery dont les vitraux sont de Braque, et visite du cimetière marin, où il repose. Je ne sais pas si c’est le cas pour tous les cimetières marins (je n’en connais pas d’autres) mais je n’ai jamais vu autant de tombes « étranges » que dans celui-ci, bloc de granit brut, briques aux herbes folles, mosaïque, cuivre.... . Le tout est hétéroclite, sympathique et bien sûr émouvant.





Après tant de belles découvertes et avant de retrouver l’Ile de France, petit crochet amical et chaleureux à Eu, où nous retrouvons avec plaisir l’habitude de faire des bises aux copains, chez Brigitte et Michel !

dimanche 17 avril 2022

Cheverny au temps de Pâques

 Le château de Cheverny est connu pour être le château de Tintin... Je l'ai découvert alors qu'il s'apprêtait à devenir le château des lapins de Pâques, et c'était tout-à-fait charmant ! Nous l'avons visité avant la floraison des "vagues de tulipes" qui colorent le parc en ce moment, qui valent à elles-seules le détour !

Mais un beau ciel bleu, une température idéale, une visite presque "privée" après un week-end d'abondance qui avait accueilli à Cheverny la fête des plantes. Bref, des conditions comme je les aime !
Des tulipes, des lapins, du chocolat à foison. Mais aussi des surprises en lego que je vous laisse chercher... Et pas de visite de château sans arbre généalogique, puisque Cheverny appartient à la même famille depuis 6 siècles ! Quelques arbres remarquables dans le parc, le chenil bien sûr, un très bel espace. Et pour les tintinophiles, LA boutique de Tintin a ouvert ses portes ces jours-ci

lundi 21 mars 2022

Couleurs au Parc de la Poudrerie

Le printemps est définitivement ma saison préférée ! Le Parc de la Poudrerie reprend des couleurs, avec en particulier, de temps en temps, un éclair roux dans les arbres ! Mon coin de nature en Seine-Saint-Denis accueillait cette fois, en plus des écureuils, des canards, col vert et mandarin, des grèbes castagneux, foulques et gallinules, des rouges gorges et pinsons des arbres. Sans oublier les innombrables pies, corbeaux, perruches vertes à collier et moineaux.


Le vert reprend ses droits, accueillant généreusement le blanc, le bleu et le jaune des fleurs printanières. Le plaisir de respirer librement, de s'arrêter pour contempler toute cette simplicité.










dimanche 20 février 2022

Enfin !

 

ENFIN !!!

Je l’attendais depuis début janvier (voir mon article du 8 janvier) et après quelques péripéties, j’ai pu revoir MA panthère, arrivée à mes pieds, à Tremblay 😊





On vient de loin pour profiter des salles confortables et de la programmation de notre cinéma Jacques Tati. Un cinéma sans popcorn heureusement, à l’accueil sympathique et aux tarifs plus qu’amicaux : 4 €50 la séance aujourd’hui, on est loin des tarifs parisiens prohibitifs (de 12 à 14 euros), ce qui me permettra de poursuivre ma panthère demain et encore mardi, sans être tout à fait déraisonnable ! Comme vous le remarquez sur les photos, là encore la distanciation sociale est respectée. Nous étions 10 lors de cette séance. Mais au niveau national, on peut considérer que la Panthère a déjà une belle renommée : 600 000 entrées pour un film de cette catégorie c’est une réussite, à n’en pas douter.

Certains autour de moi se sont étonnés, voire inquiétés,  d’une telle obsession… Mais je l’ai écrit pour conclure mon précédent article : « je ne serai jamais rassasiée de tant de beauté ». Et je l’avoue j’étais en manque de la panthère et de tous les autres animaux découverts auprès de Munier, Tesson et Amiguet. Et je les ai revus aujourd’hui, avec le même émerveillement. J’en ai même dépisté certains que je n’avais pas vus à Chelles, ni à Gagny, ni à Aulnay ! L’âne sauvage couché sous la neige… J’avais remarqué le paysage splendide, silencieux ; mais lui, l’âne, je ne l’avais pas vu. Ingrate que je suis ! Lui nous a repérés et nous observe, comme presque tous les animaux que nous découvrons grâce à Vincent Munier. Leurs regards sont étonnants d’intelligence, de curiosité parfois, ou de cruauté aussi, comme le Manul que décrit Sylvain Tesson : «Un chat de Pallas, otocolobus manul, surgit avec sa tête hirsute, ses canines seringues et ses yeux jaunes corrigeant d’un éclat démoniaque sa gentillesse de peluche. »

J’ai cru comprendre aussi que certains d’entre vous trouvent Sylvain Tesson trop bavard😁 … En fait dans le film lui-même il parle assez peu, il blague mais on sent l’admiration qu’il a pour Vincent Munier. En revanche on entend en voix off, pour ponctuer ce que nous voyons, les textes qu’il a écrits (qu’on le voit écrire d’ailleurs dans le film) et qui lui ont valu le prix Renaudot. Pour ma part je trouve le choix des textes qu’il dit lui-même parfaitement adaptés, j’adore son style, son lyrisme : « Jusqu’alors je butinais mes passions désordonnées et menais le train d’une vie hâtive. Je multipliais les voyages, sautant de l’avion pour prendre le train et glapissant de conférence en conférence que l’homme aurait tout intérêt à cesser de s’agiter ».  Ou encore : « C’étaient des totems envoyés par-delà les âges, ils étaient lourds, puissants, silencieux, immobiles, si peu modernes. C’étaient les vaisseaux du temps arrêté. La préhistoire pleurait et chacune de ses larmes était un yack ». D’une certaine manière, il me fait penser à Colette !

Et en parlant de larme…. J’avais oublié de citer celle de Vincent justement, inoubliable. On a l’impression que des animaux le reconnaissent comme l’un des leurs, et se montrent à lui plutôt qu’à d’autres : la panthère bien sûr, mais les ours aussi, ou les loups, tels que le décrivent les deux hôtes tibétains, au début du film.
Et je ne vous ai pas parlé non plus de la musique… Je n’y suis pas toujours sensible, mais je progresse😉  ! Ici la bande-son est parfaitement complémentaire (tout est parfaitement raccord dans ce film, qu’on se le dise ) et je l’écoute d’ailleurs en rédigeant ce commentaire : c’est Nick Cave, avec en particulier mais pas seulement « We are not alone ».

Et joie des joies, « La Panthère des Neiges » est sélectionnée dans 3 catégories, aux César : Meilleur premier film, Meilleur film documentaire et Meilleur Musique. Bonne chance à elle, bonne chance à eux !

 

samedi 8 janvier 2022

Une beauté à pleurer

Vincent Munier, je le connais depuis longtemps, bien avant qu’il ne soit connu du grand public. C’est l’un des meilleurs photographes animaliers du monde, n’ayons pas peur des mots.  Sylvain Tesson, je l’ai découvert il y a peu. A l’occasion du livre qu’il avait fait paraitre après leur voyage au Tibet, livre opportunément titré « La panthère des neiges » qui lui valut le prix Renaudot en 2019.


Un voyage commun entre ces deux-là, quand on connait l’un et qu’on découvre l’autre, c’est un peu le mariage de la carpe et du lapin, entre le taiseux Munier et le bavard Tesson, entre le réservé Vincent et l’extraverti Sylvain, et probablement entre l’ascétisme de l’un et l’épicurisme de l’autre. C’est Vincent Munier qui en eut l’idée, demandant à Sylvain Tesson de l’accompagner, pour écrire les légendes de son futur livre de photos, autour du Tibet et de la panthère.





Ce film je l’attendais avec d’autant plus d’impatience qu’il est peu distribué dans nos contrées reculées de la banlieue est. Et si les deux précités attendent le félin sur les hauts sommets du Tibet, de mon côté je guette « La Panthère des neiges » dans toutes les villes environnantes, souvent sans succès.  Alors quel bonheur, enfin, à Chelles !  Je n’ai pas ressenti le besoin de lire les critiques cinéma, mais je me suis délectée des avis (bien plus éclairés) des spectateurs. Dans cette petite salle de quartier où nous ne sommes que cinq, la distanciation sociale est parfaitement respectée. Je suis partagée entre l’envie que ce film attire les foules et remporte le succès qu’il mérite, et le souhait que chacun le voie dans ces conditions idéales, dans un silence presque religieux., face au grand écran.

On aurait tort de se contenter d’attendre la star annoncée. On manquerait toutes les magnifiques images (de MARIE AMIGUET, trop peu citée à mon sens) de paysages, de vent, de brumes, d’animaux merveilleux : yacks « préhistoriques », manul, renard du Tibet, cette sorte de loup aux yeux bridés, troupeaux de bharal, marmottes, âne sauvage, antilopes, rapaces, accenteurs (probablement accenteurs de l’Himalaya), peut-être des bruants, et même des huppes fasciées ! Leur allure, leurs regards à tous sont tout simplement fascinants.

Ce fut le moment pour Tesson de regretter (ou constater seulement) « l’incroyable indifférence avec laquelle j’ai traversé les paysages », lui, le grand voyageur. « J’ai été vu et je n’en savais rien ». Ainsi demande-t-il à Vincent Munier « Il faut avoir une bonne vie intérieure quand tu fais des affûts tout seul… ça doit mouliner sévère du ciboulot ?» Un regard étonné et lumineux lui répond : « jamais, à aucun moment. On se sent là où on doit être ».  On imagine que le retour à la vie (je ne trouve pas le mot adapté : normale, réelle, civilisée … aucun ne me parait convenir) doit être un peu compliqué…


Je vous laisse découvrir la suite de  « ce qui était pour moi un rêve, et pour lui un rendez-vous ». Regardez bien les photos (site internet du film : https://www.hautetcourt.com/films/la-panthere-des-neiges/ ) cherchez bien, sur chacune d’elle il y a au moins un animal ;-)





Quant à moi, après Chelles il y a deux jours et Lagny aujourd’hui, je suivrai la trace de la panthère la semaine prochaine à Aulnay. En attendant qu’elle  pose ses pattes juste en bas de chez moi, en février.  Je ne serai jamais rassasiée de tant de beauté.


 

 

mercredi 6 octobre 2021

Quelques nuances de gris à Orléans

 Finalement, la météo fut plus clémente que les prévisions, seule une petite pluie fine (et bien fraiche), à la fin de la journée, accompagna notre tour de ville en petit train touristique. Orléans, au riche passé historique, où bien sûr Jeanne d'Arc est omniprésente, mais ville martyre pendant la seconde guerre mondiale, dont la reconstruction fut quelque peu... anarchique (enfin, c'est l'impression que j'ai eue).

Balade qui permet de cocher tous les "points forts" qu'on n'a pas vus dans la journée,  et nous donne envie de revenir sous le soleil, pour prendre le temps de déambuler, de flâner dans les rues de la vieille ville, et  de découvrir le joyau de la ville, la cathédrale, dont la visite nous a été interdite pour cause de "Congrès Mission" :-( 

Quelques images donc de ces promenades à pied, en train ou en bateau, point d'orgue de cette journée. C'est  grâce à l'association des "Compagnons chalandiers d'Orléans" que nous sommes partis au fil de la Loire, suivant en cela le parcours de nombreux cormorans, mouettes rieuses et hérons cendrés.

Orléans, nous reviendrons !








vendredi 24 septembre 2021

Début d'automne au Parc de la Poudrerie



 Un vendredi après-midi, c'est le calme des sous-bois et le silence seulement troublé par le chant des oiseaux qui nous attendent. Le soleil est présent en ce début d'automne, belles lumières, chaleur douce. Les familles viendront le week-end, ou après l'école, mais pour le moment le "bois" nous appartient, cette tranquillité permettant aux petits animaux de croiser notre chemin sans crainte... ou presque.

Au fil de la promenade, surgissent au détour des allées les vestiges de ce qui fut "La Poudrerie Nationale" à Sevran-Livry. Certains des bâtiments ont été réhabilités et servent de salles d'exposition ou de rencontres. L'été, le Parc, comme tous ceux de Seine-Saint-Denis, est le théatre de nombreuses animations.

Au détour des allées, aussi, tout le petit peuple des forêts, écureuils, rouge-gorge se cachent moins que tous les autres oiseaux, qu'on entend sans les voir. Et près des plans d'eaux, nombre de canards, poules d'eau, héron, grèbe... Pas de foulques ni de mandarins cette fois. Un salut aux trois séquoïas géants, aux saules pleureurs immenses et à nouveau les petits lupins au panache roux entrent dans la danse... Leur vivacité est telle qu'il  ne reste parfois que  ce panache sur la photo, mais quel panache !

Un spectacle  dont je ressors toujours émerveillée !